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Jeux vidéos 2010 : Alan Wake

Alan Wake :
Le pitch : Alan Wake, un Stephen King à belle gueule, a la plume en dérangement.  Histoire de torcher un best-seller pas même entamé, l’auteur pose son spleen et sa machine à écrire dans le brouillard anonyme de Bright Falls, paisible trou à péquenauds. Où pêcheurs, ivrognes et filles sans avenir n’attendent que la fête du cerf. Où les femmes d’écrivain ne passent pas la nuit. Où l’ombre et la lumière se mènent une guerre millénaire. Bref, où il ne fait pas bon oublier sa lampe torche.

Bien : Regrets éternels : Twin Peaks aurait pu avoir son jeu vidéo. Une nature hantée par les esprits, les contours ruraux d’une vie simple où se cachent les pires secrets et des flics moins ploucs qu’ils en ont l’air : Alan Wake emprunte à la série de David Lynch  cette culture de l’étrange, de l’entre deux dérangeant, des faux-semblants  et distille, sous un soleil froid et humide, une ambiance d’apocalypse en éclosion.  En passant, Remedy ne se prive pas, par les mises en abîmes emmêlées et les astuces narratives – du previoulsy on Alan Wake au flashback en passant par le flash forward littéraire – de tenter une réflexion sur la force créative. Magistral.

Pas bien : Putain de gâchis. Pourquoi après cinq ans passés à peaufiner le plus beau des écrins vidéoludiques, les développeurs n’ont ils pas pris dix minutes pour y fourrer une ou deux idées de gameplay. Non parce que là… Je gambade dans la forêt, je m’extasie devant Mère Nature,  le vent se lève, la nuit tombe, trois monstres déboulent (oui toujours trois, sauf vers la fin où les bouseux ont compris qu’à douze, c’est quand même mieux), je sors ma lampe torche, je dégaine ma chevrotine, paf, paf, paf, je gambade dans la forêt, je m’extasie devant… Raaaah ! Répétez la boucle à peu près 47 fois et vous venez de torcher le jeu. Tellement systématique qu’on en oublie d’avoir peur.

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